La troisième année semble chargée en modèles théoriques compliqués. Comment gérer le temps ?

Le programme a fait la distinction entre un modèle spatial et une théorie.

L’objet est notamment d’éviter une surcharge d’informations théoriques à un moment donné de la scolarité.

Le modèle spatial, comme son nom l’indique, correspond à une modélisation d’une répartition d’un objet sur l’espace terrestre.

Par exemple, la modélisation simplifiée de la circulation atmosphérique est communément représentée dans un schéma du type:

La représentation ci-contre illustre la situation aux équinoxes. Deux autres schémas, ceux aux solstices, permettraient de compléter cette modélisation.

Dans ce cas, il est attendu au terme des apprentissages, que l’élève connaisse cette représentation: “l’élève peut exprimer le modèle spatial simplifié de la circulation atmosphérique de manière schématique: croquis et annotations sur une carte”.

Il est aussi attendu qu’il fasse référence à cette modélisation pour expliquer la géographie de certains aléas (cyclones tropicaux, sècheresses, tornades): “l’élève peut faire référence au modèle spatial simplifié de la circulation atmosphérique pour analyser la répartition spatiale des sècheresses, cyclones tropicaux et tornades”.

Ce n’est donc pas le modèle qui est compliqué, mais bien les chaines de causalité physicochimiques qui le sous-tendent. Cette dernière connaissance n’est pas celle attendue en 3e année. Cela n’exclut pas qu’un enseignant puisse y faire référence pour répondre à des questions par exemple.

Pour le modèle relatif à la tectonique des plaques, les remarques sont du même genre.

5 commentaires

  • Guy Chavanne

    Concrètement, qu’est ce que l’élève doit retenir ? Que doit-il savoir restituer ? Personnellement je ne parviens pas à dégager une synthèse simple, à la portée de mes élèves.

    • Marc Deprez

      Ce qui est attendu de l’élève (dans le programme):
      L’élève peut nommer et décrire en quelques mots les principaux phénomènes associés aux aléas tectoniques: séismes, épicentre, magnitude, volcans, éruption effusive, éruption explosive, nuées ardentes, coulées de lave, tsunami.

      L’élève est à même, sur base d’informations relatives à un aléa tectonique, de contextualiser l’évènement par rapport au modèle de la tectonique des plaques en vue d’expliquer sa présence à cet endroit.

      La première partie concerne quelques mots de vocabulaire utilisés dans les médias quand il est question d’un phénomène tectonique. On attend que l’élève sache de quoi il est question. On n’attend pas de lui qu’il puisse expliquer ces phénomènes (juste les décrire).
      La deuxième partie implique simplement que l’élève sache que les phénomènes tectoniques sont associés aux limites des plaques et qu’ils sont plus fréquents et plus intenses en fonction du type de mouvement (dorsale/collision/subduction). C’est donc une connaissance spatiale du modèle qu’il aura. Par exemple, face à une carte des plaques, il peut dire qu’à tel endroit, on rencontre un phénomène de subduction et qu’à tel autre, c’est plutôt de la collision. Si l’élève ne connait pas tous les recoins des contacts, il peut par exemple prendre appui sur une carte de la fréquence et l’intensité des séismes, c’est un très bon indicateur.

      Cette connaissance est à mettre en perspective de l’objectif de l’année:

      “L’objectif des apprentissages en 3e année est de faire prendre conscience aux élèves que tous les endroits sur Terre n’offrent pas les mêmes opportunités pour le développement humain, que certains espaces sont particulièrement contraignants et d’autres moins. Au terme des apprentissages, l’élève aura conscience:

      – que les aléas naturels ne sont pas répartis de manière homogène sur la Terre et que quelques modèles permettent de comprendre leur répartition;”

      • Guy Chavanne

        Merci, mais la question portait sur la circulation atmosphérique.

        • Marc Deprez

          Désolé, ce n’était pas précisé.
          En ce qui concerne la circulation atmosphérique, l’illustration représente l’essentiel ce qu’il faut retenir, que ce soit sur un globe ou un planisphère. Vous y voyez les grandes masses d’air, leur direction et les zones marquées par les précipitations. Cette vue est celle aux équinoxes, il faut envisager un déplacement vers le nord au solstice d’été et vers le Sud pour le solstice d’hiver.
          Pour plus de précisions, consultez aussi le WIKI à l’adresse : http://wiki.scienceshumaines.be/wordpress/?p=3928

  • Guy Chavanne

    J’ai pourtant posé ma question à partir de votre post portant sur la circulation atmosphérique, mais bon. Par ailleurs, je vois que Je ne suis pas plus avancé qu’avant, puisqu’il n’y a rien de neuf dans votre réponse. Moi mes élèves ont besoin que les choses soit très claires, structurées et écrites. Mais je dois être le seul dans ce cas. Merci quand même d’avoir pris le temps de me faire retour.

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