Quelle pondération attribuer aux éléments évalués?

Dans l’article “Quelles compétences faire figurer dans le bulletin?”, il est fait référence aux trois éléments prévus dans le programme:

  • des savoirs;
  • des savoir-faire;
  • des tâches.

Certains s’interrogent sur la pondération à attribuer à ces trois éléments.

Il est opportun de s’interroger aussi sur la nécessité et/ou la pertinence de pondérer ces trois éléments puisqu’ils sont dans des registres différents. Ces registres permettent de mieux cibler les forces et les faiblesses d’un élève, ce qu’une note globale ne permet pas de faire.

Un résultat global qui attribue 1/3 des résultats pour chaque volet peut être envisagé pour autant que cette information soit accompagnée d’une ventilation qui précise les trois composantes ci-dessus.

Pour rappel, les conditions de communication des résultats relèvent de la compétence de chaque P.O. Il est donc opportun de se renseigner des dispositions prévues par l’école à ce sujet.

La FESeC a également diffusé un document “Balises pour évaluer” en 2012. Ce document est toujours d’actualité.

 

2 commentaires

  • Bonjour Mr Deprez,

    Lors d’une formation sur le nouveau programme suivie en mai, il nous a été dit que dans la pondération, les tâches devaient représenter la majorité des points.
    Suite à cela, nous avons réalisé la pondération suivante :
    Savoirs : 15 % – Savoir-faire 15% – Tâches 70 %
    Mais maintenant, en lisant vos exemples d’évaluation, j’ai un sérieux doute sur cette pondération. Est-elle pertinente ? Ne devrions-nous pas plutôt pondérer de la manière suivante :
    Savoirs 30 % – Savoir-faire 30 % – Tâches 40 %

    En ce qui concerne les savoirs, peut-on évaluer ceux-ci hors contexte, c’est-à-dire, non intégrés dans une tâche ?

    Dans les exemples d’évaluation, n’y a-t-il pas une double évaluation d’un repère ?
    Si l’élève n’a pas localisé l’Amazone (savoir), par exemple, il lui est impossible de décrire la répartition spatiale par rapport à celui. N’est-il pas doublement pénalisé ?

    D’avance, je vous remercie pour vos éclaircissements.

    • Marc Deprez

      Bonjour,
      Le programme indique effectivement que l’évaluation porte sur les savoirs, savoir-faire et la capacité à réaliser un certain nombre de tâches en autonomie.
      Il me semble raisonnable d’accorder une part plus significative aux savoirs et savoir-faire au D2 pour deux raisons au moins:
      Les savoirs et savoir-faire constituent une grande part de ce qui est attendu (acquis d’apprentissage). L’évaluation doit être le reflet de cette importance. Vous pouvez consulter la base de données des attendus pour vous en rendre compte.Votre deuxième proposition me semble plus conforme à l’esprit du référentiel.
      Les tâches impliquent une mobilisation implicite d’un ensemble de savoirs et de savoir-faire. C’est un apprentissage long. On ne peut se limiter à évaluer les savoirs et savoir-faire au travers des tâches puisqu’on ne saura pas si c’est la connaissance déclarative de ces derniers qui est éventuellement défaillante ou si c’est la capacité des élèves à sélectionner les savoirs et savoir-faire pertinents pour la réalisation de la tâche.
      Merci d’attirer mon attention sur la grille qui fait référence à l’Amazone. Il ne faut pas en effet que l’élève soit pénalisé doublement. La tâche doit par exemple indiquer que l’élève mobilise X repères spatiaux pertinents (peu importe lesquels) et, dans les savoirs, on peut vérifier la connaissance d’un repère particulier. Je vérifie rapidement la grille afin de la corriger.

      Bon travail et bien cordialement,

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *