Un exemple de séquence de cours en 3e année sur base de l’observation d’un aléa

Cette séquence prend appui sur l’actualité habituelle du mois de septembre – Les cyclones tropicaux

Elle s’organise sur 6 heures, dont 3 consacrées à la mise en activité des élèves et 3 à la structuration des apprentissages. Une préparation à domicile est possible mais pas obligatoire.

Le point de départ peut être une vidéo de ce type

Observations d’un aléa pour mettre les élèves en activité.

  1. Décrire la trajectoire du cyclone tropical Florence du 31 aout 2018 au 14 septembre 2018 (soit avec une série de cartes, soit directement sur l’interface https://www.ventusky.com/?p=16.4;-34.8;4&l=gust&t=20180831/06

Pour formaliser cette description, les élèves ont annoté une carte vierge centrée sur l’Atlantique :

  • pour mettre en évidence la localisation du cyclone jour après jour et mettre en évidence la trajectoire.
  • pour mettre en évidence la zone de convergence intertropicale ;
  • pour mettre en évidence l’espace de la côte d’Amérique du Nord qui était affectée par les pluies issues de ce cyclone (entre le 14 et 15 septembre).

Pour formaliser cette description sous une autre forme, les élèves ont rédigé un texte en quelques lignes pour décrire en quelques lignes la trajectoire de ce cyclone et l’espace terrestre affecté par les pluies en utilisant le vocabulaire adéquat et des repères spatiaux pertinents (en manipulant un atlas papier).

Référence à la tâche indiquée dans le programme « Décrire la répartition spatiale d’un aléa pour identifier des continuités/discontinuités spatiales » avec les productions « L’élève communique la mise en évidence de la répartition spatiale d’un aléa ou d’espaces à risque: en annotant une représentation de l’espace ; en commentant en quelques phrases une représentation de l’espace.

 

  1. Les élèves ont ensuite estimé l’importance du risque. Pour y arriver, en référence à l’espace côtier indiqué sur leur carte, ils ont utilisé l’estimateur de population du SEDAC (http://sedac.ciesin.columbia.edu/mapping/hazards/) pour dénombrer la population affectée par cet aléa.

 

Cette activité d’environ 1 heure a débouché sur la structuration d’une série d’apprentissages l’heure suivante :

  1. Des repères spatiaux : ceux qui ont été mobilisés pour décrire la trajectoire du cyclone et l’espace terrestre affecté et quelques grands repères géographiques (tropiques, équateur) à savoir dessiner de mémoire sur une carte.
  2. Ce qu’est la zone de convergence intertropicale, sa position en septembre et la direction générale des masses d’air dans cette zone.
  3. Les règles de base de la cartographie (points/lignes/surfaces , titre, légende)
  4. La mobilisation des coordonnées géographiques pour localiser des objets dans l’océan (si absence d’autres repères).

 

Pour consolider les apprentissages et piste pour l’évaluation formative.

Afin de vérifier l’acquisition de ces apprentissages, les élèves ont dû l’heure suivante, individuellement et en autonomie, réaliser le même exercice pour décrire la trajectoire du super typhon Mangkhut du 8 au 17 septembre (production sur une carte centrée sur le Pacifique, rédaction d’un texte et comptage de la population).  Les travaux récoltés peuvent servir d’évaluation formative.

Si l’opportunité se présente, il est demandé aux élèves, chez eux, d’observer quatre ou cinq autres cyclones dans la zone intertropicale à l’aide de l’interface Ventusky et de tracer les trajectoires sur les cartes centrées sur l’Atlantique et le Pacifique en étant attentif à noter à la fois les dates de ces aléas et la position de la zone de convergence intertropicale.

 

Les deux heures suivantes sont à nouveau consacrées à une structuration des apprentissages.

 

  1. Comparer les populations affectées par les deux aléas (pluies) pour aborder la notion de risque et distinguer le risque et l’aléa.
  2. Comparer les populations affectées par les deux aléas (pluies) pour mettre en évidence l’importance du foyer de population en Asie par rapport au foyer d’Amérique du Nord.
  3. Noter sur une carte l’ensemble des repères spatiaux mobilisés et ceux qui doivent être connus de mémoire.
  4. Identifier les espaces affectés par des cyclones tropicaux et ceux qui sont épargnés (carte de la localisation, la fréquence et l’intensité des cyclones tropicaux)
  5. Observer la direction des masses d’air dans la zone intertropicale et l’évolution de la zone de convergence intertropicale pour modéliser la circulation atmosphérique dans cette zone au cours de l’année.
  6. Justifier l’importance du risque en Asie à la fois par la fréquence et l’intensité de ce type d’aléa et l’importance des foyers de population

 

La structuration se termine par une explicitation de ce qui est attendu des élèves (pistes pour l’évaluation)

Savoir-faire :

  • retrouver un endroit sur une carte sur base des coordonnées géographiques ou communiquer un lieu sur base de ses coordonnées.
  • annoter une carte pour mettre en évidence des points, des lignes (trajets) et des surfaces (espaces affectés par un aléa) dans le respect des règles de base de la cartographie
  • distinguer un cyclone tropical en manipulant Ventusky
  • estimer l’importance d’une population affectée par un aléa sur base de l’estimateur de population du SEDAC

Savoirs

  • nommer les repères appris figurés sur une carte (équateur, tropiques, Asie de l’Est (Chine), Indonésie, Est de l’Amérique du Nord, Shanghai,… )
  • l’élève peut dessiner sur une carte les grands mouvements atmosphériques dans la ZIT aux solstices et aux équinoxes
  • en quelques phrases, décrire l’association spatiale entre les cyclones tropicaux et la ZCIT pour justifier leur répartition dans l’espace et le temps.
  • en quelques phrases, décrire l’un ou l’autre phénomène cyclonique observé en classe et ses effets sur des territoires (en termes d’aléa, de contrainte et de risque).

Tâches

Sur base d’une représentation cartographique familière:

  • décrire la répartition spatiale de l’aléa en annotant une carte et en réalisant un commentaire de quelques lignes ;
  • décrire la répartition spatiale d’espaces à risque en annotant une carte et en réalisant un commentaire de quelques lignes ;
  • rédiger un texte de quelques lignes pour apprécier l’importance du risque en faisant référence aux exemples vus en classe (plus ou moins important que… car…).

Cela implique:

  • annoter une représentation de l’espace dans le respect des règles de base de la cartographie;
  • verbaliser la dynamique spatiale et les espaces à risque en utilisant le vocabulaire adéquat et des repères spatiaux pertinents. Ces repères sont soit connus, soit il est à même, sur base d’un atlas, de sélectionner des repères pertinents;
  • avoir en mémoire des exemples en termes de risque (ici les cas du cyclone tropical Florence et le super typhon Mangkhut.

 

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